
VALEYRES-SOUS-RANCES: ancienne petite abbaye avant la réforme, le Manoir existait déjà au 15e siècle et il a été agrandi et transformé à diverses époques. Le souvenir de la comtesse Valérie de Gasparin et de son époux, Jean-François Boissier, reste attaché à cette belle demeure et au village. Car ces derniers réunissaient un cercle d’amis épris de la nature. La chronique de la «Bande du Jura», dont ils furent à l’origine, a d’ailleurs sa place dans la littérature du 19e siècle. Auparavant (17e) le Manoir avait appartenu à Jacques Quisard, seigneur de Crans-près-Céligny avant, justement, d’être acheté (fin du 18e) par Jean François Boissier, de Genève, puis de passer en héritage à la famille Barbey.

Valeyres-sous-Rances fut un lieu de villégiature de l’élite bernoise du 16e au 18e siècles avec notamment les familles Manuel et Bonstetten. On l’appelait même le Petit Berne. Charles Victor de Bonstetten (ami de Madame de Staël), repose d’ailleurs dans le cimetière de la chapelle du village. Il résidait lui au château, qu’il ne faut pas confondre avec Le Manoir. Ce dernier est situé à l’extrémité Est du village, entre les prés dits Bru et Grand Clos, tandis que le Château se trouve au centre du village derrière la maison de commune. Depuis cette année, le Manoir appartient à la famille Stohler, passionnée du vin. Le domaine viticole, d’une superficie de 24 hectares, est partagé sur deux aires d’appellations: Côtes de l’Orbe (16 ha) et Bonvillars (8 ha).

